Rencontre avec Béranger Saieb : sportif de haut niveau et fondateur de Sport’n Bio

Ces dernières années, impossible d’être passé à côté de la tendance healthy. Mais qu’englobe-t-elle exactement ? Généralement, il s’agit d’un style de vie qui attache une forte importance à la santé, au bien-être humain et écologique. L’un des piliers de ce mouvement, l’alimentation est préférablement composée de produits bio, naturels ou crus. La semaine dernière, nous avons rencontré Béranger Saieb, joueur de rugby professionnel, qui a notamment évolué au LOU rugby. Après des années de pratique sportive de haut niveau, il a décidé de se lancer dans la création d’entreprise en lançant Sport’n BIO. La start’up lyonnaise commercialise uniquement des produits naturels, bios et crus. Retour sur son expérience.

Urban Sports Club : Bonjour Béranger, peux-tu te présenter et nous dire en quelques mots quel a été ton parcours ?

Béranger Saieb : Je m’appelle Béranger Saieb, j’ai 27 ans. Mon parcours sportif a commencé par le tennis, puis au détour d’une amitié, je me suis dirigé vers le rugby que je n’ai pas lâché depuis. En arrivant au lycée, j’ai participé à des sélections sur différents matchs en France. Je suis rentré au pôle espoir, qui rassemblait les 10 meilleurs joueurs de la génération, 1992 pour moi. Pendant trois ans, j’ai été au lycée avec des horaires aménagés. En parallèle, j’ai signé au LOU Rugby, qui est le club majeur de la région lyonnaise. J’ai continué dans l’équipe des moins de 20 ans puis en Top 100. Je me suis arrêté aux espoirs, qui est l’équipe réserve. Du fait de la forte concurrence, je n’ai pas été conservé et je me suis dirigé à Bourgoin-Jailleu pour atteindre le groupe de l’équipe de pro D2. J’y ai joué pendant la plus grosse partie de la saison, mais je me suis fait une rupture du ligament croisé intérieur. Cela m’a potentiellement empêché de passer pro. J’ai ensuite signé en 3e division fédérale, un niveau intermédiaire, qui reste pro ou semi pro en fonction des équipes. Pour moi c’était semi-pro, ce qui m’a permis de développer une activité, en parallèle de mon parcours sportif. Créer mon entreprise de produits bio, c’est pour moi la logique de la pratique sportive.

Tu en viens à ma question, pourquoi avoir lancé Sport’n BIO ?

BS : On a tendance à beaucoup s’entraîner et à ne jamais être fatigué lorsqu’on est jeune. Plus on avance dans le temps et plus on se rend compte de l’importance de l’alimentation et de la récupération. Ce sont des éléments qui comptent autant, voire plus que la notion d’entraînement et d’implication. J’ai remarqué un manque d’informations sur ce sujet, je me suis dit qu’il serait bien d’apporter des produits qui sont bruts, naturels, dans le domaine du sport. Chez Sport’n BIO l’ensemble de nos produits sont crus, c’est-à-dire que l’ensemble de leurs valeurs nutritionnelles sont conservées. Les produits synthétisés n’ont pas une lecture facile. C’est compliqué de savoir ce qu’on est en train de boire et de manger. Je veux maîtriser cet aspect-là de la performance, même si je m’éloigne du monde « ultra pro ». J’ai envie d’apporter ce type de produits à la cible sportive, qu’il s’agisse de la mamie qui va faire sa randonnée le dimanche, ou de la personne qui fait du cross-training. Je souhaite toucher l’ensemble des sportifs. C’est vraiment ce qui m’a amené à Sport’n BIO.

Pourquoi associer sport et bio ?

BS : Il y a trois ou quatre ans j’ai rencontré une naturopathe, avec qui nous avons parlé  d’équilibre alimentaire. Je mangeais beaucoup trop de viande à l’époque et mon équilibre alimentaire en pâtissait. Elle m’a conseillé d’aller vers le bio, pour le respect de la nature. Dans le bio il y a un cahier des charges très strict qui permet d’enlever toute une partie des pesticides, c’est le cas avec le porc par exemple. De plus, les études ont prouvé que les valeurs nutritionnelles des aliments étaient mieux conservées. Par exemple il y a plus de vitamines et de minéraux qui sont conservés dans les fruits secs et les fruits à coque bio que dans ceux produits à la chaîne. La vision plus globale derrière l’entreprise est de s’inscrire dans un mouvement responsable et de « faire notre part. » C’est important pour moi de passer par du bio et du commerce équitable qui ne détruit pas la planète. Je pense que les sportifs peuvent aussi faire un pas vers le bio. Il y a une image un peu négative liée à l’écologie alors qu’elle peut aussi bien englober des sportifs bien dans leurs baskets, mais qui pensent à demain.

C’est quoi l’alimentation type d’un joueur de rugby de haut niveau ?

BS : Ça varie énormément, certains sont hyper sérieux : ils ne mangent pas de produits transformés, font attention à avoir des collations à 10H, à 16h, avant et après l’entraînement etc. Il y en a d’autres qui mangent de tout et n’importe quoi. Il y a aussi ceux qui n’ont pas envie de se prendre la tête. Mais le mouvement pour une alimentation saine est en train de se mettre en place de façon assez importante. Je travaille par exemple avec Baptiste Couilloud, qui est ambassadeur pour Sport’n BIO et aussi joueur professionnel de rugby et en équipe de France. Il mange salé le matin, bois du thé puis il s’entraine vers 7h30 – 8h. Il prend ensuite une collation : pâte d’oléagineux, fruits secs ou tartine à l’avocat, puis une boisson de récupération comme du thé froid, avec un peu de sel pour se reminéraliser. Les joueurs de rugby sont de plus en plus attentifs aux produits qu’ils choisissent. Il y a une tendance vers les produits naturels. 20 grammes de noix de cajou, 3 ou 4 abricots, c’est devenu un encas typique, qui permet de recharger ses batteries jusqu’à l’entraînement du soir.

Quels sont les bénéfices à adopter une alimentation saine pour les sportifs ?

BS : Les produits comme les fruits à coques et les fruits secs proviennent de la terre, ils n’ont pas subi de transformation. L’ensemble de leurs valeurs nutritionnelles sont conservées et en plus elles ont un apport intéressant en protéines végétales et en bon gras (oméga 3). Les abricots par exemple ont un apport élevé en glucides, mais c’est un glucide qui s’assimile très rapidement. Il y a un pic d’insuline qui est faible, ce qui convient bien à un sportif.  L’impact positif d’une alimentation saine n’est pas seulement valable pour les sportifs. La traçabilité est intéressante pour tout le monde. Au moins on sait ce qu’on mange.

Quels sports pratiques-tu en ce moment (en plus du rugby), et as-tu des recommandations d’endroits pour s’entraîner à Lyon ?

BS : Dernièrement je suis tombé amoureux du cross-training ! J’essaye d’en faire deux ou trois fois par semaine, en plus du rugby. Je vais notamment à Crossfit Villeurbanne. Il y a beaucoup de salles qui émergent à Lyon et c’est un sport que je recommande à tous, pour sa convivialité, et pour retrouver une mobilité perdue à force d’être assis toute la journée. La position assis accroupi avec le pied à plat par exemple, est devenue inconfortable à l’être humain. Sinon une ou deux fois par mois, je reviens à mon premier amour : le tennis. J’adore aussi le badminton. Je suis un passionné mais je suis ouvert à d’autres sports. C’est pourquoi Urban Sports Club est parfait pour moi. Mais c’est aussi un abonnement génial pour ceux qui ne se dédient pas à une seule discipline, car ils ont accès à tous les sports de la région lyonnaise.

Qu’est-ce que le rugby t’a apporté dans ta vie et dans ton travail ?

BS : La notion d’effort et aussi du travail collectif. Seul, c’est possible d’avancer, mais à plusieurs, on avance plus vite et plus longtemps. Au travail cela se traduit par le fait d’échanger ses compétences ou d’aller chercher ailleurs, de faire des partenariats et de créer des synergies. Le rugby m’a aussi appris à fournir un travail de qualité tous les jours, intense et répété. Le sport permet de développer des atouts qui sont transférables au monde de l’entreprise. Pour faire grandir Sport’n bio, j’ai besoin de faire des partenariats avec d’autres marques, d’autres concepts. Le rugby m’a aussi permis d’être plus ouvert, de voyager, de découvrir d’autres cultures. Avec l’équipe du rugby à 7, j’ai eu l’occasion d’aller en Côte d’Ivoire et en Russie. Ce qui m’a permis d’être ouvert sur la partie professionnelle de sport’n bio.

Comment choisissez-vous les produits chez Sport’n BIO ?

BS : Notre but c’est de pouvoir accompagner les sportifs toute la journée : du petit-déjeuner au soir, en passant par la collation. Nous proposons donc le miel le matin remplacer le sucre dans le thé : c’est un sucre naturel et en plus il a des vertus multiples. Il est antiseptique, antifongique, et bien sûr c’est très bon.  On a opté pour deux gammes d’encas pour encadrer l’effort, les fruits secs et les fruits à coques, qui apportent au sportif tout ce dont il a besoin. Nous avons bien sûr aussi les thés qui fonctionnent bien le matin et aussi le soir pour drainer les efforts de la journée ou les excès pour certains.

Quel sont tes produits phares ?

BS : Le miel de sapin, moins sucré et à la saveur boisée succulente. Dans les fruits à coques ce sont les cerneaux de noix français que je préfère, ils ne sont vraiment pas amers en fin de bouche, ils ont même un goût sucré. Dans les fruits secs, ma redécouverte ce sont les abricots qui sont une belle réussite du début de l’entreprise. Ils ne sont pas orange, ils sont bruns et ils ont goût exceptionnels, on dirait des bonbons. Enfin, j’adore tous nos thés mais mes favoris sont le Rooibos Rouge et le menthe Marrakech.

Pour terminer, as-tu des bonnes adresses pour manger sainement à Lyon ?

BS : Pour moi, manger sain ce n’est pas manger que des légumes. Le Yabioburger (1er et 2e), fait d’excellent burgers et frites de patates douces. Ils n’utilisent que des produits régionaux et certifiés bio. Côté végétarien, le Culina Hortus (1er). C’est important de varier ses apports de protéines. Si tu habites dans la région lyonnaise, n’hésites pas à essayer les adresses du carnet de Béranger :

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